LES PARCOURS INDIVIDUALISES

Depuis son ouverture, en septembre 2014, l’INHAC a toujours eu à cœur d’affiner son offre de formation, en proposant des progressions personnalisées, en fonction des besoins de chacun.

Des parcours différents pour un même objectif
De quoi s’agit-il ? De prendre en compte le cursus antérieur des jeunes que nous accueillons, pour leur offrir la formation qui sera la plus à même de favoriser à la fois l’obtention du diplôme et une rapide professionnalisation dans l’entreprise partenaire. En effet, les candidats qui s’inscrivent à l’INHAC, n’ont pas tous le même parcours : certains d’entre eux proviennent d’une filière autre que celle des métiers de l’Hôtellerie-Restauration et sont souvent déjà titulaires d’un BAC ; d’autres ont obtenu un CAP Cuisine ou Restaurant et souhaiteraient poursuivre vers un cycle supérieur, sans forcément avoir un niveau général suffisant pour y accéder. Dans les deux cas, il s’agit pour nous de prendre en compte leur formation antérieure et de nous adapter à des besoins spécifiques : « je me suis présentée à l’INHAC, avec une vraie motivation pour la cuisine, mais sans avoir jamais suivi de formation dans ce domaine, parce que j’ai fait un BAC ES et j’ai même commencé une LMD. Alors quand on m’a proposé d’entrer directement en Première BAC PRO Cuisine avec un renforcement de la pratique et un allégement en enseignement général… j’ai dit oui tout de suite ! », nous rapporte Kenza. « Moi, j’avais déjà un CAP Cuisine, quand je suis entrée à l’INHAC, mais en français, je n’ai jamais été très forte, alors j’avais peur de ne pas pouvoir suivre… », nous confie Stéphanie, «on m’a dit que je pouvais bénéficier d’un ajustement de mon emploi du temps avec un renforcement en français, du coup, j’étais rassurée ».

Un pari gagnant-gagnant
Avec 6 h de TP Cuisine en plus et 2 h de techno supplémentaires, Océane, bénéficiaire (grâce à son BEP) des matières générales et actuellement en Première BAC PRO, a rapidement progressé : « comme je n’ai pas fait de Seconde, il me manquait toutes les bases », nous dit-elle, « grâce à ces heures de pratique en plus, j’ai vite rattrapé mon retard et ça m’a servi en entreprise, parce que quand mon Maître d’Apprentissage me donnait quelque chose à faire et que je n’avais pas bien réussi, en techno je demandais au Chef SACQUEPEE de m’aider ». Un gain de confiance pour l’apprenti et aussi, donc, une plus-value pour l’entreprise, qui voit dans ce dispositif, la volonté d’une adéquation des deux pôles de formation. Avis partagé par Romain, issu d’une filière générale et en Première BAC PRO CSR cette année : « on a fait un super boulot avec Madame BOURGEOIS, parce que moi, en entreprise, j’avais du mal avec les vins ; mon Maître d’Apprentissage me parlait de cépages et moi je n’y connaissais rien ! J’ai appris tout ça en techno et même pour l’examen, on a bien travaillé sur l’épreuve de « communication et commercialisation » du BAC ! » Damien, lui, avait du mal à comprendre les consignes : « le français, c’est dur en BAC [il est en Première BAC PRO Cuisine], quand j’ai des contrôles, je réponds à côté, parce que j’ai mal lu la question ; en soutien, on a appris à bien comprendre les consignes et à bien rédiger les réponses sans faire trop de fautes ; du coup ça m’a servi aussi pour les autres matières ».
Des liens resserrés entre les trois acteurs de l’alternance, une réponse adaptée aux attentes de chacun, voilà de quoi encourager toutes les équipes de Saint-Gratien à poursuivre dans cette voie !